Duration
2025-2030
Lead institutions
Université de Liège (ULiège)
University of Rwanda (UR)
Academic partners
Hervé Vanderschuren
de Paul Bigirimana
Programme
PRD
Total budget
499,846 €
General objective
Ce projet vise à renforcer durablement le système semencier du manioc au Rwanda et en République Démocratique du Congo (RDC), en réponse aux défis majeurs rencontrés par les producteurs : faible qualité des boutures, propagation rapide de maladies et accès limité à des variétés améliorées. L’objectif est d’améliorer la production, la distribution et le contrôle qualité des semences en s’appuyant sur une approche participative impliquant agriculteurs, chercheurs, coopératives et décideurs politiques. Le projet prévoit d’analyser la chaîne de valeur actuelle des semences de manioc, d’identifier les contraintes rencontrées, et de développer des stratégies ciblées pour y remédier, notamment via l’installation d’écoles de terrain pour les producteurs. Il ambitionne également d’augmenter la production de semences saines, en testant des techniques innovantes de multiplication et de traitement contre les maladies. Par ailleurs, il mettra en place ou renforcera les normes de qualité semencière dans les deux pays, avec la création d’un centre d’expertise pour le diagnostic phytosanitaire en RDC. L’ensemble de ces actions vise à garantir un meilleur accès à des semences de qualité, favoriser une agriculture plus résiliente et améliorer la sécurité alimentaire à l’échelle régionale.
Summary
Le manioc est une culture essentielle pour des millions de personnes en RDC et au Rwanda, mais sa productivité reste limitée par des semences de mauvaise qualité et la propagation de maladies virales. Ce projet vise à renforcer la chaîne de valeur des semences de manioc, en travaillant avec les producteurs, chercheurs et autorités nationales pour professionnaliser la production, garantir la qualité phytosanitaire et faciliter l’accès à des variétés améliorées.
Le projet débutera par une analyse de la filière existante, en identifiant les acteurs clés et les obstacles rencontrés. Sur cette base, des stratégies seront mises en place pour améliorer la qualité et la disponibilité des semences, notamment à travers des écoles paysannes, la mise en œuvre de normes semencières, et l’expérimentation de solutions naturelles pour la désinfection des plants. Des formations ciblées renforceront les capacités locales en diagnostic des maladies, et un centre d’expertise verra le jour en RDC pour appuyer durablement le système.
À terme, les producteurs auront accès à des semences saines, certifiées et adaptées, ce qui permettra de réduire les pertes agricoles, d’améliorer les rendements, de sécuriser les revenus et de contribuer à la souveraineté alimentaire de la région.