Improvement in a holistic approach to the management of sexually transmitted infections in patients living in rural areas in the province of South Kivu

Duration

2026-2031

Lead institutions

Université libre de Bruxelles (ULB)

Université Evangélique en Afrique (UEA)

Academic partners

Olivier VANDENBERG

Neema RUKUNGHU

Programme

PRD

Total budget

497323.20 €

Summary

La résistance aux antimicrobiens (RAM) se propage mondialement, singulièrement dans les pays à faible ou moyen revenu, où des facteurs comme l’instabilité politique, la pauvreté et la mauvaise utilisation des antibiotiques contribuent à son accélération. Dans des zones en conflit, comme c’est le cas dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC), la RAM devient un problème majeur, alimenté par les infections dues à des blessures, des violences sexuelles, des infections sexuellement transmissibles, ainsi qu’une gestion inadéquate des soins de santé.

La RDC, et en particulier le Sud-Kivu, souffre de l’absence d’infrastructures sanitaires adéquates et de services de diagnostic, les laboratoires étant limités à des analyses simples et souvent confinés aux zones urbaines. En conséquence, les infections néonatales et les infections liées aux violences basées sur le genre sont mal prises en charge, avec des conséquences graves sur la santé des populations vulnérables. Le projet proposé vise à améliorer l’accès aux diagnostics de laboratoire dans les zones rurales en introduisant le Mini-Lab, un laboratoire modulaire, peu coûteux, co-développé par Médecins Sans Frontières (MSF) et l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Ce dispositif permettra de diagnostiquer des infections sanguines, urinaires et sexuellement transmissibles (IST) et de réaliser des tests de sensibilité aux antibiotiques.

Le projet se concentrera sur la mise en place du Mini-Lab dans la zone de santé de Miti-Murhesa et le développement d’un module IST, dans le but de renforcer la prise en charge des victimes de violences sexuelles et des cas de septicémie néonatale. Il vise également à mieux comprendre les freins au diagnostic en zone rurale et combler le manque de surveillance de la RAM à l’échelle locale. En plus de répondre aux besoins immédiats de santé publique, ce projet cherche à positionner l’Université évangélique d’Afrique (EUA) et l’Université catholique de Bukavu (UCB) comme des leaders académiques dans la gestion des infections sexuellement transmissibles et des infections néonatales.

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