Duration
2025-2030
Lead institutions
Université catholique de Louvain (UCLouvain)
Universidad Central del Ecuador (UCE)
Academic partners
Sophie Vanwambeke
Rodríguez
Programme
PRD
Total budget
497,680 €
General objective
Ce projet a pour objectif central de développer et évaluer des stratégies alternatives et durables de lutte contre les tiques bovines en Équateur, en particulier Rhipicephalus microplus, tout en réduisant la dépendance aux acaricides chimiques. Pour ce faire, il adopte une approche One Health qui prend en compte les liens entre santé animale, humaine et environnementale. Le projet entend d’abord impliquer activement les éleveurs dans la co-construction de solutions via des recherches participatives. Il vise ensuite à tester différentes méthodes de gestion intégrée des parasites (IPM), incluant notamment la gestion des pâturages pour limiter les habitats favorables aux tiques. Parallèlement, des analyses de résistance aux acaricides seront menées, ainsi que des prélèvements pour évaluer l’exposition à Babesia spp.. Le projet prévoit aussi une évaluation économique des pratiques, comparant les coûts liés à l’usage d’acaricides et ceux d’approches alternatives. Des enquêtes sociologiques seront menées pour cerner la perception des éleveurs et identifier les bénéfices potentiels à long terme. Enfin, des ateliers et formations renforceront les compétences locales, avec un objectif de transition vers un système de gestion des tiques plus durable, plus sûr, et scientifiquement validé selon les réalités équatoriennes.
Summary
Les tiques du bétail, en particulier Rhipicephalus microplus, représentent un problème sanitaire et économique majeur pour les éleveurs équatoriens, surtout les petits exploitants. En plus de transmettre des agents pathogènes comme Babesia spp., elles causent des pertes importantes de productivité. L’usage abusif et inapproprié des acaricides a mené à une résistance généralisée, compliquant les stratégies de lutte et posant des risques pour la santé humaine et l’environnement. Pour répondre à ce défi, ce projet adopte une approche One Health, impliquant directement les éleveurs dans la conception et la mise en œuvre de stratégies intégrées de gestion des parasites (IPM). Des recherches participatives permettront d’évaluer des méthodes alternatives de contrôle des tiques, comme la gestion des pâturages, et d’analyser le lien entre les pratiques d’élevage, les conditions environnementales et les risques de maladies. Des tests de résistance aux acaricides seront réalisés, de même qu’une analyse économique comparant les coûts de traitement entre différentes méthodes. Des enquêtes seront menées auprès des éleveurs pour comprendre leur perception et mesurer l’impact des nouvelles pratiques après leur mise en œuvre. Des ateliers de formation renforceront les capacités des acteurs du secteur bovin, en collaboration avec les autorités locales et les ONG. En promouvant une approche intégrée et durable, ce projet vise à réduire la dépendance aux acaricides chimiques et à favoriser une gestion sanitaire plus résiliente, adaptée au contexte équatorien.
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