Vers la réappropriation psychosociale et la resocialisation par les communautés sources du Katanga des dépouilles d’anciens à rapatrier et des objets culturels à récupérer

Duration

2023-2028

Lead institutions

Université libre de Bruxelles (ULB)

Université de Lubumbashi

Academic partners

Laurent LICATA

Donatien DIBWE DIA MWEMBU

Programme

PRD PFS

Total budget

433136.00 €

General objective

L’objectif général consiste en la restitution effective des objets spoliés et le rapatriement des dépouilles des anciens dans des conditions optimales. Plus spécifiquement, le projet vise à l’amélioration durable de la réappropriation psychosociale et la resocialisation par les communautés sources du Katanga des dépouilles d’anciens à rapatrier et des objets culturels.

Summary

En RD Congo comme en Belgique, le passé colonial fait désormais partie des préoccupations politiques, en particulier depuis les commémorations des 50 ans d’indépendance en 2010. La présence de dépouilles d’anciens Congolais dans des musées et universités belges a fait l’objet de vives critiques.

Ce projet se penche sur la question du retour en RD Congo des biens culturels et des dépouilles humaines africaines, pris pendant la période coloniale. Alors que certains de ces objets sont maintenant exposés dans des musées en Europe, d’autres ont été utilisés à des fins de recherche scientifique.

Le projet suit la trajectoire de ces objets culturels spoliés durant la colonisation, de leur captation par des coloniaux belges jusqu’à leur réappropriation et resocialisation par les communautés locales au Katanga

Ce projet comporte quatre axes de recherche : (1) l’histoire de l’invention du concept de biens culturels par les colonisateurs, les transferts de ces biens de l’Afrique vers l’Europe, et l’impact sur les pratiques culturelles locales ; (2) les perceptions, attitudes et attentes des habitants de Lubumbashi et des communautés d’origine concernant ces patrimoines, (3) les pratiques artistiques et culturelles qui peuvent faciliter l’appropriation de ces questions par les membres des communautés locales et les habitants de Lubumbashi et (4) la création de l’Observatoire des pratiques culturelles.

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